new informations w/ Tristan

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MessageSujet: new informations w/ Tristan   Mer 11 Juil - 21:03

Je suis attablé avec Tristan à la terrasse du Café du temple. J’ai chaud, même s’il fait bon, le concert m’a réclamé une énergie considérable que je m’attache à reconstituer en buvant une bière et en fumant une cigarette que je tire à grandes taffes. « Alors Faure, t’as fini de tourner autour de ton cousin ? » J’hausse un sourcil curieux en me remémorant la dernière conversation que nous avons eu au sujet de Monsieur Leroy-Duchesne. Sauf que j’ai eu depuis vent d’informations supplémentaires, des pièces qui méritent sans mauvais jeu de mots d’être ajoutées au dossier. Mais visiblement, non, l’obsession de son ami pour son cousin n’a fait que s’amplifier. « On s’est envoyé en l’air hier soir si tu veux tout savoir. » J’inspire une nouvelle taffe de ma cigarette et l’avise en haussant un sourcil. « J’espère que tu comptes le lâcher, maintenant que tu l’as baisé ? Tu sais qu’il a eu l’autre jour une longue discussion avec une amie à moi à laquelle il a expliqué son magnifique plan pour te manipuler ? » Je suis cru, mais estime que Tristan Faure n’a pas besoin d’être pris avec des pincettes. Il marque une pause et on dirait bien que tout ce que je prononce ne lui est jamais venu à l’esprit. « Me manipuler ? » Je roule des yeux, je déteste jouer le rôle du type qui annonce les mauvaises nouvelles dans un sentimentalisme douteux et baveux. « Oui ». Je termine ma cigarette que j’écrase dans le cendrier et en rallume une presque aussitôt. « Il a dit qu’il comptait bien te faire payer toutes les années d’emmerdement de votre jeunesse et qu’il avait cru comprendre que tu étais légèrement intéressé, qu’il profiterait du filon ». J’inspire et grimace. « A en croire ta tête, on dirait qu’il a plutôt bien réussi son coup ». Il serre les poings mais semble néanmoins se contenir. J’hausse une épaule tandis que lui réplique : « Totalement son genre. » J’acquiesce. « C’est ce que j’ai cru analyser ». La vérité, c’est que je m’en contrefous. Mais malgré mes airs de connard fini, je préfèrerai quand même que mon ami ne soit pas roulé dans la farine par un petit péteux coincé comme Leroy-Duchesne. D’ailleurs quand on parle du loup, voilà justement le cousin qui se pointe avec son air de bien heureux qui vient de découvrir les joies du sexe. Je m’étouffe un peu avec ma cigarette et hausse les sourcils en retenant un ricanement. « Quand on parle du loup ».



Dernière édition par Alexandre Edelstein le Mer 11 Juil - 21:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: new informations w/ Tristan   Mer 11 Juil - 21:38

Le concert se termine et je quitte la fausse pour prendre l’air à l’extérieur, envoyant un message à Andrea pour lui indiquer que je compte prendre un verre au café du temple et qu’il peut me rejoindre s’il le souhaite. Je me dirige vers le bar d’en face et m’installe en terrasse attendant qu’Alexandre me rejoigne. Je commande une bière et allume une cigarette tandis qu’il finit par s’installer en face de moi, entamant la conversation avec un sujet des plus atypiques. « Alors Faure, t’as fini de tourner autour de ton cousin ? » Pas vraiment. Je souris décontracté. « On s’est envoyé en l’air hier soir si tu veux tout savoir. » Je bois une gorgée de ma boisson pensif, appréciant l’air un peu plus frais qu’à l’intérieur. « J’espère que tu comptes le lâcher, maintenant que tu l’as baisé ? Tu sais qu’il a eu l’autre jour une longue discussion avec une amie à moi à laquelle il a expliqué son magnifique plan pour te manipuler ? » me lance t-il sans vouloir me laisser m’enfoncer davantage. Je met un instant à réagir et répète. « Me manipuler ? » Je le dévisage, il a son air du mec qui en sait plus que moi. « Oui ». Il écrase sa cigarette « Il a dit qu’il comptait bien te faire payer toutes les années d’emmerdement de votre jeunesse et qu’il avait cru comprendre que tu étais légèrement intéressé, qu’il profiterait du filon ». Je fronce les sourcils, analyse lentement la situation, mais réagis avec impulsivité. Je serre le poing « A en croire ta tête, on dirait qu’il a plutôt bien réussi son coup » Je lâche un soupir comme on pourrait lâcher en juron. « Totalement son genre. » Je réponds froidement. J’aurais du m’en douter, mais je ne que le féliciter pour son jeu d’acteur et la blessure crée par la révélation. L’ordure. Je contiens toute la haine ressentie, l’heure viendra, je ne dois surtout pas perdre la face, c’est ce qu’il cherche.  « Quand on parle du loup ». Je relève la tête et aperçois Andrea qui s’assoit parmi nous, il tombe effectivement à pic. Je croise les bras et tente vainement de cacher la déception et la colère qui habite mon regard. « Bonsoir. » Je ne réponds rien, me contente d’afficher un sourire carnassier. « On parlait de toi tiens mon amour. » le dernier mot sonne comme une insulte. Lui ne comprends pas, évidemment, ce n’est pas encore le moment, il faut que je lui dise je t’aime, que je lui offre une bague pour qu’il mette son putain de plan à exécution « Tout va bien ? » Quelle question ! « Pourquoi ça n’irait pas ? Si j’avais des sentiments pour toi j’aurais pu souffrir le martyr d’apprendre que tu te foutais de ma gueule, mais puisque c’est partagé, sache que je ne regrette pas d’avoir pris ta viriginité Andrea Leroy Duchesne. D’ailleurs tout Paris mérite de le savoir! » Je fais en parlant de plus en plus fort, alors que les têtes se tournent vers nous. Je sors un billet de mon portefeuille et lui lance au visage. « Merci pour hier soir, c’était génial. » Je me lève dans un mouvement d’humeur. Andrea accueille la nouvelle puis se lève à son tour décidé à réagir, un peu trop tard sans doute. « J’avais cru pouvoir me venger de tout ce que tu m’as toujours fait subir mais tu vois, je suis moins doué que toi au jeu de la manipulation, j’ai fini par croire l’illusion créée ». Croire à l’illusion crée ? Que devrais-je en dire ? Je faisais plus qu’y croire. « C’est toi le plus talentueux d’entre nous, bravo Tristan ». Je secoue la tête victime du plus terrible des agacement, lui se saisit de mon col, comme si la proximité pouvait changer la souffrance que nous ressentons tous les deux. Trahison. « Je suis vraiment très con, mais toi t’es le roi des connards. Tu m’as pris la meilleure partie de moi Tristan, la meilleure » Ce qu’il dit n’a aucun sens, je suis des deux celui qui a été tourné en ridicule, celui qu’on a floué, celui qui ne s’en remettra pas. Il y a quelques minutes encore j’étais heureux, il y a quelques minutes encore, j’y croyais. Je croyais à ces conneries, je croyais qu’il m’aimait. Je ne l’écoute même plus, ne retiens que ce que je désire entendre. Je hurle à présent. « J’ai pris ce que tu as été prêt à me donner pour m’humilier. Je te respectais...Je... » Non, je ne le dirais pas, non. Je le pousse contre un mur et plante mon regard sévère dans le sien, tremblant de rage. « La vérité c’est qu’il y a rien de bon chez toi. Rien.»  « Bien sûr que si Tristan, tu crois quoi ? Que t’es le cousin parfait et gentil ? Que je suis le connard qui te pourrit la vie ? Tu m’as fait chier depuis qu’on est jeunes en cherchant le moindre prétexte pour m’en foutre plein la gueule, et du jour au lendemain tu te fais mielleux et attiré, et tu pensais quoi ? Que j’allais m’envoyer en l’air avec mon cousin pour le plaisir d’enterrer la hache de guerre ?  La vérité, c’est que l’occasion était trop belle de te rendre la pareille de toutes ces années de souffrance et d’énervement. Alors oui, j’ai saisi l’occasion au vol, et comme un con je me suis laissé avoir. J’ai pensé que tu étais différent. Tu crois vraiment que j’aurais couché avec toi hier au nom de la vengeance ? » Je ne crois plus rien si ce n’est ce que je vois. Je suis incapable de lui faire confiance maintenant. « Jamais je t’aurais laissé me toucher comme tu l’as fait. Jamais ». Je secoue la tête, rien n’est moins sur, il était visiblement prêt à aller bien loin juste dans cette optique. « Tu m’a laissé te toucher, dès le début. Tu m’as menti. Je ne t’ai jamais menti. Tu me plaisais, la seule chose que je voulais c’était attirer ton attention. Toi et moi on avait un passé, mais je pensais qu’on avait enterré ça. Maintenant je me rend compte qu’on peut pas te faire confiance. » Je passe mes mains dans mes cheveux et lâche un soupir. « Je te libère de toutes ces soirées que tu as du subir dans l’unique but de m’anéantir lorsque j’en serais venu à dire, hey devine quoi Andrea je t’aime. C’est terminé, et c’est pas plus mal crois moi. »

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MessageSujet: Re: new informations w/ Tristan   Mer 11 Juil - 22:40

Je ne sais pas, et ne tiens pas à savoir comment je me sens après la soirée d’hier. En réalité, tout ce qui m’importe est l’urgence que j’ai de le retrouver après avoir reçu son texto. Il m’invite à le rejoindre au Café du temple, en face du Gibus où il a passé la soirée. J’enfile une veste et appelle un taxi, comme ça on pourra célébrer si l’occasion se présente. Je soupire un peu quand j’arrive à proximité du bar et offre un sourire convivial à mon… cousin, devenu amant et peut être même petit-ami. Il est installé avec Alexandre, un type que je connais peu fréquentable. Mais je ne m’en formalise pas. « Quand on parle du loup ». J’hausse un sourcil curieux et salue Tristan avec la discrétion de l’amant caché. « Bonsoir ». Je souris et tire une chaise. Tristan se tourne vers moi et m’adresse un sourire qu’on dirait limite agressif. Je retiens ma paranoïa et prends place sur la chaise en inspirant un peu. « On parlait de toi tiens mon amour. » Sa phrase est délibéremment agressive et je me demande quelle mouche l’a soudainement piqué. Je fronce le nez et inspire, le fixant sans faire attention à Alexandre qui lui observe la scène, visiblement au courant de l’histoire qui nous lie puisqu’il n’a pas l’air choqué par l’emploi du terme. « Tout va bien ? » Il marque une pause mais ne tarde pas à répondre, laissant ma paranoïa être finalement d’actualité. « Pourquoi ça n’irait pas ? Si j’avais des sentiments pour toi j’aurais pu souffrir le martyr d’apprendre que tu te foutais de ma gueule, mais puisque c’est partagé, sache que je ne regrette pas d’avoir pris ta virginité Andrea Leroy Duchesne. D’ailleurs tout Paris mérite de le savoir! » Il parle de plus en plus fort et les gens autour de nous se retournent, interloqués par la scène. Je me fige et m’accroche à ma chaise en sentant mes tripes se retourner à l’intérieur de mon estomac. Il aurait pu me frapper que la sensation aurait sans doute été plus douce. Mais la crise ne s’arrête pas là, il sort un billet de son portefeuille qu’il m’envoie dans la figure. « Merci pour hier soir, c’était génial. » Il se lève et je reste accroché à ma chaise. Dans mon dos, l’autre ricane toujours attablé, une cigarette à la main. Je crispe et reste assis, incapable d’esquisser un geste. La douleur se fraye un chemin dans la moindre parcelle de mon corps, sinueuse, ingrate, insupportable. J’ai envie de vomir, de déchirer son billet et de lui renvoyer ma haine à la gueule. Je n’aurais jamais du m’embarquer là dedans, tel est pris qui croyait prendre. J’inspire et lutte contre la vague de détresse et de dégout qui m’assaille. Je me redresse finalement pour lui faire face. « J’avais cru pouvoir me venger de tout ce que tu m’as toujours fait subir mais tu vois, je suis moins doué que toi au jeu de la manipulation, j’ai fini par croire l’illusion créée ». Je ricane et applaudis. « C’est toi le plus talentueux d’entre nous, bravo Tristan ». Mon ton s’élève également, l’humiliation est de toute façon déjà trop vive pour que je ne me cache. Mes mains agrippent son col et je l’attire à moi, l’air mauvais. « Je suis vraiment très con, mais toi t’es le roi des connards. Tu m’as pris la meilleure partie de moi Tristan, la meilleure ». Je crache, mon ton a baissé pour laisser place à une haine vivace. Je le lâche avec un dégout non dissimulé et m’écarte pour quitter la terrasse à pas rapides.

Mais il hurle dans mon dos et je sens l’afflux de larmes qui me monte à la gorge. « J’ai pris ce que tu as été prêt à me donner pour m’humilier. Je te respectais...Je... » Il me rattrape rapidement et me pousse violemment contre un mur. J’accuse le coup et me retiens de hurler ma rage ouvertement, le laissant déverser sa propre haine. « La vérité c’est qu’il y a rien de bon chez toi. Rien.» Je ricane et secoue la tête. « Bien sûr que si Tristan, tu crois quoi ? Que t’es le cousin parfait et gentil ? Que je suis le connard qui te pourrit la vie ? » Je secoue la tête et crée le contact malgré moi en attrapant son col de nouveau. « Tu m’as fait chier depuis qu’on est jeunes en cherchant le moindre prétexte pour m’en foutre plein la gueule, et du jour au lendemain tu te fais mielleux et attiré, et tu pensais quoi ? Que j’allais m’envoyer en l’air avec mon cousin pour le plaisir d’enterrer la hache de guerre ? » Je lâche son col et le pousse. « La vérité, c’est que l’occasion était trop belle de te rendre la pareille de toutes ces années de souffrance et d’énervement. Alors oui, j’ai saisi l’occasion au vol, et comme un con je me suis laissé avoir. J’ai pensé que tu étais différent. Tu crois vraiment que j’aurais couché avec toi hier au nom de la vengeance ? » Je m’écarte et secoue la tête, m’appuyant sur le mur pour reprendre mon souffle qui se saccade. « Jamais je t’aurais laissé me toucher comme tu l’as fait. Jamais ». Je secoue la tête et essuie mes yeux d’un revers de manche.

« Tu m’a laissé te toucher, dès le début. Tu m’as menti. Je ne t’ai jamais menti. Tu me plaisais, la seule chose que je voulais c’était attirer ton attention. Toi et moi on avait un passé, mais je pensais qu’on avait enterré ça. Maintenant je me rend compte qu’on peut pas te faire confiance. » Je secoue la tête, c’était différent, pourquoi ne pas le comprendre il vient de me dire lui-même qu’il m’avait manipulé aussi. « Je te libère de toutes ces soirées que tu as du subir dans l’unique but de m’anéantir lorsque j’en serais venu à dire, hey devine quoi Andrea je t’aime. C’est terminé, et c’est pas plus mal crois moi. » Je secoue la tête et reste figé de stupeur, de douleur. « Non ». Je bloque son bras et l’empêche de partir. « Non ». J’inspire, ferme les yeux quelques instants et calme l’instinct de survie qui me pousse inlassablement vers lui. Est-ce qu’il m’aime ? « On a un passé tous les deux mais quelles que soient les erreurs commises elles sont partagées. On a aussi un futur, si tu penses que tu es capable de m’aimer. Tu l’as dit toi-même tu le feras mieux que n’importe qui ». Je l’attire contre moi, le supplie presque. « Je suis désolé mais ce que j’ai fait hier, je l’ai fait parce que je tiens à toi et que je te fais confiance ».


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